Mécénat : JPM CONSEIL et l’AS2P remettent un chèque de 2 333 € au fonds de dotation Le Triomphe du Cœur

Remise du chèque à Anthony Nahra par Pascal Vincent, trésorier de l’AS2P, Vivien Malguy et Estelle Launay le 19 février dernier lors du RETEX 2026 organisé par JPM Conseil et l’AS2P

Interview de Vivien Malguy,
dirigeant de JPM Conseil et Président de l’AS2P

Engagés de longue date aux côtés des acteurs de la sécurité privée, l’organisme de formation JPM Conseil, son partenaire PEAKSAFE et l’association AS2P ont choisi de soutenir la recherche sur la mort subite de l’adulte en remettant le 19 février dernier un chèque de 2 333,20 € au fonds de dotation Le Triomphe du Cœur. Pour Vivien Malguy – dirigeant de JPM Conseil et président de l’AS2P- et Estelle Launay, dirigeante de PEAKSAFE, ce geste est à la fois un hommage personnel et un engagement pour faire progresser la prévention et la recherche. Ils reviennent sur les raisons de ce soutien et sur l’importance de sensibiliser le plus grand nombre aux gestes qui sauvent.

Pouvez-vous nous présenter rapidement JPM Conseil ?

Vivien Malguy : Depuis près de vingt ans, JPM Conseil et l’AS2P œuvrent pour la professionnalisation des dirigeants, des cadres et des fonctions supports des entreprises de sûreté et de sécurité privée, mais aussi des services internes de sécurité. Nous sommes présents notamment à Lyon et à Paris, avec plusieurs antennes en régions. Notre mission est d’accompagner les organisations dans la structuration et la montée en compétences de leurs équipes, mission relayée par un suivi et des conseils post-formation via notre structure PEAKSAFE. Aujourd’hui, nous poursuivons notre développement, en particulier auprès des managers, car le secteur de la sécurité privée connaît des besoins croissants de professionnalisation.

Pourquoi avoir choisi de soutenir le fonds de dotation Le Triomphe du Cœur, créé en hommage à Elias Nahra ?

V.M. Nous avons une histoire toute particulière avec Elias. J’ai eu la chance de l’accompagner en 2015 dans le cadre de sa certification de dirigeant. Très vite, une vraie alchimie s’est créée entre nous. Nous avons continué à échanger régulièrement : il me donnait des conseils précieux, toujours très justes et bienveillants, que j’essayais d’appliquer autant que possible. Elias était une figure inspirante, bien au-delà de son image de chef d’entreprise. Il avait d’ailleurs participé à l’un de nos événements RETEX lors d’une table ronde intitulée « Les clés de la réussite ». Après sa disparition tragique, nous avons continué à travailler avec la famille Nahra. Des liens de confiance forts nous unissent. C’est particulièrement inspirant de voir l’engagement de toute cette famille, que ce soit au sein du Groupe Triomphe ou du fonds de dotation.

Cette cause me touche également sur un plan très personnel. J’ai moi-même perdu ma mère dans des circonstances similaires lorsque j’étais adolescent. Les morts subites sont des drames qui laissent les familles démunies et pour lesquels les perspectives d’évolution restent encore limitées. Mais je refuse de me résigner au fatalisme. Chaque geste compte, même modeste. C’est l’addition de toutes ces actions qui permettra peut-être un jour d’anticiper, de prévenir, de soigner, tout en accompagnant les proches dans leur reconstruction après un choc aussi brutal.

Comment avez-vous réuni la somme remise au Triomphe du Cœur ?

V.M. Notre événement RETEX 2026 du 19 février dernier a marqué la fin d’un chapitre : celui de l’association AS2P, que je présidais et qui s’est engagée pendant vingt ans pour la reconnaissance des métiers de la sécurité. Une partie des fonds a servi à organiser ce séminaire RETEX à Disneyland Paris. Restait alors une question : que faire des sommes disponibles avant la dissolution de l’association ? Nous avons décidé, avec Pascal Vincent, trésorier de l’AS2P, de les reverser à deux causes qui nous tiennent à cœur.

D’une part, l’ARRPAC (Accompagnement, Réadaptation, Répit Post AVC et Cérébro-Lésés), via le fonds de dotation du Lions Club Lyon Doyen et l’événement Un Circuit pour le Cerveau, afin d’aider des personnes victimes d’AVC ou cérébro-lésées. Cette contribution permettra notamment de financer des cours après le programme de rééducation AVanCer.

Et d’autre part, le fonds de dotation Le Triomphe du Cœur, pour soutenir la recherche médicale sur la mort subite de l’adulte.

Ces deux organisations nous semblent complémentaires. Nous sommes déjà engagés bénévolement à leurs côtés au quotidien : ce don est simplement une manière supplémentaire de les soutenir. Un petit geste, certes, mais accueilli avec beaucoup d’espoir et de reconnaissance.

 

Quel regard portez-vous sur les journées de sensibilisation aux Gestes qui sauvent, organisées régulièrement par Le Triomphe du Cœur dans les centres commerciaux ?

V.M. Je salue très sincèrement ces initiatives. Sensibiliser le grand public est essentiel, car un simple geste peut un jour sauver une vie. Je suis convaincu qu’il faut multiplier ce type d’actions dans tous les lieux qui permettent de toucher des publics variés. C’est un travail de fond qui demande un engagement humain fort. Je regrette d’ailleurs que le système scolaire ne sensibilise pas davantage les jeunes à ces gestes. Ils pourraient devenir de véritables ambassadeurs auprès de leurs familles et de leur entourage, et ainsi contribuer à diffuser cette culture du secours.

La cause est sensible, mais profondément noble. Et paradoxalement, c’est peut-être là toute la difficulté : lorsqu’une cause ne nous touche pas directement, l’altruisme peut parfois manquer. Pourtant, chacun devrait se sentir concerné.

Un mot de la fin ?

V.M. : Nous travaillons actuellement à équiper nos bureaux, nos centres de formation et nos lieux de réception de défibrillateurs, tout en formant les personnes qui y travaillent ou les fréquentent. Il existe également des outils précieux, comme l’application Sauv Life, qui permet de mobiliser rapidement des citoyens formés aux gestes de premiers secours. Ces dispositifs mériteraient d’être beaucoup mieux connus et déployés.

Derrière ces gestes qui sauvent, derrière les dons et les engagements personnels, il y a quelque chose d’essentiel à garder à l’esprit : sauver une vie, c’est aussi sauver une famille. C’est permettre à des enfants de continuer à grandir avec leurs parents, alors même que, parfois, le corps en avait décidé autrement.

 

 

 

Un immense merci à Vivien Malguy, Estelle Launay et Pascal Vincent pour leur engagement, leur soutien et pour ce témoignage qui reflète une vision profondément humaine et des valeurs qui résonnent particulièrement avec celles portées par LE TRIOMPHE DU COEUR.

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